Coquelicot :

Il participe à la symbolique de l'association Maison "Souffrance et Travail 78".

Il est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur. Regardez-le : il est fier comme un coq (on en jurerait la crête!). Il peuple non seulement les blés mûrs, mais tous les terrains vagues, toutes les cultures, et rien n'est joli comme lorsqu'il pousse en gros massifs frémissants sur la croupe des collines...

Originaire de la Méditerranée orientale, le Coquelicot préfère les sols calcaires, abondant surtout dans les moissons où il fait partie des mauvaises herbes.

Le pétale de coquelicot renferme des alcaloïdes qui ont une action remarquable sur les troubles du sommeil de l'adulte et de l'enfant. Ils ont un effet sédatif qui fait disparaitre la nervosité, l'anxiété et l'émotivité. Grâce à son action douce sans aucun risque d'accoutumance, le coquelicot est recommandé pour tous, y compris les personnes âgées et les enfants.

Extrait de "Abécédaire de Phytothérapie" © 1999-2000 Vincent RODZKO

 

Quelques poèmes sur le coquelicot :

 

« La plus belle de toutes les fleurs

est la fleur de la liberté. »

 

(Jean Fischart)

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Le champ de blé met sa cocarde
Coquelicot.
Voici l’été, le temps me tarde
De voir l’arc-en-ciel refleurir.
L’orage fuit, il va mourir,
Nous irons te cueillir bientôt,
Coquelicot.
 


(Robert Desnos, Chantefleurs, 1944-1945)

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Les coquelicots sont revenus
Au bord des routes, sur les talus
Ivres dans la lumière d’avril
Ecarlates, doux et fragiles
Ils sèment leurs pétales de carmin
Toujours plus loin sur nos chemins

Je me souviens des étés d’or
De l’espoir et de nos joies encore
 

Sais-tu que d’autres lendemains
Viendront fleurir dans nos jardins ?
Les rouges coquelicots d’avril
Triomphent sous le ciel tranquille
Nos rêves ne se sont pas perdus
Les coquelicots sont revenus.

 (Isabelle Sebire)

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Coquelicot,
Quand je pense
Que je te parle
Et que tu l'ignores,
Que j'envie ta fierté, ton assurance,
Ton absence d'hésitation,
Ta certitude d'avoir gagné,
De continuer à rayonner,
J'ai de la peine à sentir
Qu'on ne communique pas
Avec ce que l'on aime, ou admire
Et je me sens seul,
Étranger à moi-même.
Tu ne le sauras pas,
Mais continue
À m'éblouir.

(Guillevic)

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Comme une tâche de sang dans un lit de blés d'or

Il s'ouvre et se défripe, nouveau-né si fragile

Délaissant la coupelle qui lui servait d'asile

Il offre l'éclatant rouge de son si frêle corps.

 

Ses pétales dévoilent un cœur de graines noires,

Et le calice fermé qui lui donna la vie

Eternelle matrice qui jamais ne tarit

Malgré, de la nature, les cris de désespoir.

 

Le vent fait frissonner de sa jupe les volants

Qui à sa tige rugueuse s'accrochent obstinément,

Il reçoit du soleil les rayons d'une lumière

Qui avive ses couleurs et son parfum amer.

 

Il fera le bonheur de ceux qui savent aimer

Simplement du regard, effleurer même à peine

Des dons de l'Univers, l'éphémère beauté…

Accepter le cadeau sans désirer la chaîne…

 

Comme une tâche de sang dans un lit de blés d'or…

Il pose lentement ses ailes carminées

Retrouvant la saveur de la terre où tout dort

En attendant un jour de renaître et d'aimer…

 

(Chantal Duros aka Eny)

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Il avait poussé par hasard,

Sur le trottoir sans le savoir,

Tout seul au bord de la route,

Il n’y avait aucun doute,

 

Il s’en venait d’Afrique du nord,

Et il avait perdu le nord,

Le beau coquelicot d’amour,

Et c’était mon bonheur du jour,

 

J’avais l’idée de le cueillir,

Ayant un corsage à fleurir,

Mais un peintre l’a repéré,

 voulu se l’accaparer,

 

La fleur était d’une grande beauté,

Utilisée pour la santé,

Si on l’appelle coquelicot,

Certains le nomment aussi pavot,

 

Et puis il rime avec bécot,

Tout cela est peut-être idiot,

Mais sur ton corsage tout blanc,

J’ai vu une goutte de sang,

 

De la couleur coquelicot,

Et puis ton cœur dans un sanglot,

Si tu veux donne-moi la main,

Demain j’irai sur les chemins,

 

Rechercher ce prince des champs,

Qui tremble toujours sous le vent,

Le coquelicot sauvage,

Rouge sang cœur du bel âge.

  

(Pierre Cléon)